L'essentiel
- Remplacez
https://api-adresse.data.gouv.frparhttps://data.geopf.fr/geocodage. Les chemins/search,/reverseet/search/csvrestent les mêmes. - Les paramètres et le format GeoJSON de la réponse n'ont pas changé : même libellé, même score, mêmes identifiants BAN.
- L'ancienne URL répond encore au 27 septembre 2026, mais sa date de fin annoncée est passée. Aucune nouvelle date n'est publiée : ne comptez pas dessus.
- La limite reste 50 requêtes par seconde et par IP. Au-delà, un 429 et un en-tête
retry-afterà respecter. - La Géoplateforme ajoute des lieux nommés et des parcelles cadastrales, et des filtres à valeurs multiples. L'autocomplétion séparée parle un autre format.
Ce qui a changé, et où en est l'ancienne adresse
Le 27 septembre 2026 à 19 h, nous avons envoyé la même requête, « 8 bd du port amiens », aux deux
adresses. Les deux ont répondu 200 en un peu plus de 200 millisecondes, avec le même corps de
582 octets et le même etag. Même libellé, « 8 Boulevard du Port 80000 Amiens », même score,
même identifiant BAN. Le géocodage inverse sur la place Victor-Hugo de Grenoble et le géocodage
d'un fichier CSV ont donné le même résultat, ligne pour ligne.
La différence est dans les en-têtes de l'ancienne adresse. Elle en porte une série que la nouvelle
n'a pas : deprecation et sunset datés du 31 janvier 2026, x-api-deprecated: true,
x-api-migration: permanent, x-api-new-host qui donne la nouvelle URL, un location qui pointe
vers le même chemin sur data.geopf.fr, et un x-api-notice en toutes lettres : « L'URL
api-adresse.data.gouv.fr va être décommissionnée. » Un dernier, x-infra: gpf, dit que la réponse
sort déjà de l'infrastructure de la Géoplateforme.
La règle : l'ancienne adresse n'est plus qu'un relais vers la nouvelle, et la date de fin écrite dans la documentation est dépassée depuis huit mois. Tant qu'elle répond, rien ne casse. Le jour où elle s'arrête, aucun préavis supplémentaire n'est promis. Migrez maintenant.
Ce qui change dans vos appels : l'URL, et presque rien d'autre
Un code qui appelle /search/?q=... n'a qu'une chose à changer : la racine. Le moteur est le même
(la BAN reste la source des adresses, actualisée chaque semaine selon la documentation), les
paramètres sont les mêmes, et la réponse garde sa forme GeoJSON avec label, score, id,
banId, citycode, context et les coordonnées Lambert 93 en x et y.
| Usage | Ancienne URL | Nouvelle URL |
|---|---|---|
| Recherche | api-adresse.data.gouv.fr/search/ | data.geopf.fr/geocodage/search |
| Géocodage inverse | api-adresse.data.gouv.fr/reverse/ | data.geopf.fr/geocodage/reverse |
| Fichier CSV, recherche | api-adresse.data.gouv.fr/search/csv/ | data.geopf.fr/geocodage/search/csv |
| Fichier CSV, inverse | api-adresse.data.gouv.fr/reverse/csv/ | data.geopf.fr/geocodage/reverse/csv |
| Capacités du service | aucune | data.geopf.fr/geocodage/getCapabilities |
Le getCapabilities est la vraie nouveauté pour un développeur : il décrit en JSON chaque
opération, chaque paramètre, ses valeurs par défaut et ses exemples. C'est lui qu'il faut lire
avant d'écrire un client, pas un billet de blog de 2022.
Le piège du location sur un 200
L'ancienne adresse renvoie un en-tête location vers la Géoplateforme, mais avec un code 200, pas
301 ni 308. Aucun client HTTP ne suit un location sur un 200 : fetch, axios ou curl -L
restent sur l'ancienne URL et vous ne voyez rien. Le seul signal est dans les en-têtes, et personne
ne lit les en-têtes d'une réponse qui marche. Cherchez api-adresse.data.gouv.fr dans votre code,
votre configuration et vos variables d'environnement, pas dans vos journaux d'erreurs.
Les limites de débit : 50 par seconde, puis un 429
Le 27 septembre 2026, nous avons lancé 80 requêtes simultanées sur data.geopf.fr/geocodage/search
depuis une même adresse IP. Résultat : 50 réponses 200 et 30 réponses 429. La requête suivante
portait retry-after: 3. La documentation de cartes.gouv.fr décrit exactement ce comportement :
50 appels par IP et par seconde, un blocage de 5 secondes au-delà, et un retry-after qui décroît
dès que la sur-sollicitation cesse.
Les deux adresses annoncent la même limite dans leurs en-têtes (ratelimit-limit: 50). La bascule
ne vous fait donc rien gagner en débit. Deux cas posent problème. Un script qui géocode un fichier
ligne à ligne sans pause, d'abord : il passe les 50 premières lignes et prend un mur de 429 sur les
suivantes. Un serveur qui relaie la saisie de tous vos visiteurs ensuite, parce que la limite
s'applique à son IP, pas à celle du visiteur.
Pour le premier cas, le fichier CSV est la bonne réponse : un appel, jusqu'à 200 000 lignes. Au-delà,
la Géoplateforme propose un géocodage asynchrone par projet, pour des fichiers jusqu'à 1 Go. Pour le
second, appelez l'API depuis le navigateur du visiteur quand c'est possible : l'en-tête
access-control-allow-origin: * le permet, et chaque visiteur compte alors pour lui-même. Un acteur
public qui bute régulièrement sur la limite peut demander à l'IGN d'étudier sa levée, par le
formulaire de contact de geoservices.
À emporter : la checklist de mise en production d'une carte web
Recevoir la checklistCe que la Géoplateforme ajoute à l'ancienne API
La même URL cherche désormais dans trois index, choisis par le paramètre index. address est le
défaut et reste la BAN. poi interroge les lieux nommés de la BD TOPO : « col du coq » rend le
col de Saint-Pierre-de-Chartreuse, classé « col », avec son code commune et son département.
parcel retrouve une parcelle cadastrale par son identifiant, depuis le Parcellaire Express.
Les deux derniers sont actualisés chaque trimestre, pas chaque semaine.
Le changement du 22 avril 2026 a ajouté le filtre depcode et les valeurs multiples :
postcode et citycode acceptent jusqu'à 50 valeurs séparées par des virgules, depcode jusqu'à
10. Une recherche « place victor hugo » limitée à depcode=38,73 nous a rendu Grenoble, Vienne et
Aix-les-Bains, et rien d'autre.
Un point d'attention : l'autocomplétion proposée à part, sur /completion, ne parle pas le format
de /search. Elle rend un objet status et une liste results avec x, y, fulltext et
kind, pas un GeoJSON. Si vous branchez un champ de saisie dessus, écrivez un adaptateur, ne
réutilisez pas le code de lecture de /search.
Une recherche de lieu nommé prend tout son sens sur une carte de randonnée, où l'on cherche un col, un refuge ou un parking plus souvent qu'un numéro de rue.
La carte du Parc naturel régional de Chartreuse, telle qu'elle s'intègre sur un site : on y cherche une adresse, un col ou un départ de sentier, et les itinéraires et les lieux autour s'affichent.
Migrer en cinq étapes
Une bascule sans surprise tient en une demi-journée pour un site ordinaire. L'ordre compte plus que la durée.
- 1
Trouver tous les appels
Cherchez
api-adresse.data.gouv.frdans le code, la configuration, les variables d'environnement, les scripts d'import et les outils no-code (Zapier, Make, tableurs). Les appels oubliés sont presque toujours dans un script lancé une fois par mois. - 2
Remplacer la racine, et elle seule
Mettez
https://data.geopf.fr/geocodagedans une variable de configuration. Gardez les chemins/search,/reverseet/search/csv, et les paramètres tels quels. - 3
Comparer sur un échantillon
Passez cent adresses réelles aux deux URL et comparez
label,scoreetid. Le 27 septembre 2026, les réponses étaient identiques : un écart est le signe d'une URL mal réécrite, pas d'une différence de moteur. - 4
Respecter le 429
Lisez
retry-after, attendez, relancez. Pour un volume, passez par le CSV plutôt que par une boucle d'appels unitaires. - 5
Surveiller la fin de l'ancienne adresse
Une fois la bascule faite, un test automatique qui échoue si
api-adresse.data.gouv.frréapparaît dans le code évite le retour en arrière par copier-coller.
Un appel à la Géoplateforme qui respecte le 429
Avant de fermer le ticket de migration
- Plus aucune occurrence de
api-adresse.data.gouv.frdans le code et la configuration - La racine de l'API est une variable, pas une chaîne répétée
- Un échantillon d'adresses réelles rend les mêmes résultats sur les deux URL
- Le code traite le 429 et lit
retry-after - Les traitements de masse passent par
/search/csv, pas par une boucle - L'autocomplétion, si vous l'utilisez, a son propre adaptateur
FAQ
L'API api-adresse.data.gouv.fr fonctionne-t-elle encore ?
Oui, au 27 septembre 2026 elle répond 200, avec une réponse identique à celle de
data.geopf.fr/geocodage. La documentation officielle annonçait sa décommission pour fin
janvier 2026, et ses en-têtes portent toujours cette date. Aucune nouvelle date n'est publiée :
elle peut s'arrêter sans autre préavis.
Quelle est la nouvelle URL de l'API Adresse ?
https://data.geopf.fr/geocodage, suivie des mêmes chemins qu'avant : /search pour la
recherche, /reverse pour le géocodage inverse, /search/csv et /reverse/csv pour les fichiers.
Faut-il une clé d'API pour le géocodage de la Géoplateforme ?
Non. Le service est ouvert et sans clé, comme l'était l'API Adresse. La seule contrainte est la limite de 50 requêtes par seconde et par adresse IP.
Les résultats changent-ils après la migration ?
Pas pour les adresses. Le moteur et la BAN sont les mêmes, et nos requêtes du 27 septembre 2026
ont rendu des réponses identiques, identifiants compris. Ce qui change, ce sont les index en plus :
lieux nommés et parcelles, à demander explicitement avec index.
Combien d'adresses peut-on géocoder d'un coup ?
Jusqu'à 200 000 lignes ou 50 Mo par fichier CSV en UTF-8 sur /search/csv. Au-delà, le géocodage
asynchrone de la Géoplateforme traite des fichiers jusqu'à 1 Go, par projet.
Sources
- Service de géocodage de la Géoplateforme, adresse.data.gouv.fr, annonce de la décommission « fin janvier 2026 » et limite d'usage, consulté le 27 septembre 2026
- Géocodage, documentation de la Géoplateforme, cartes.gouv.fr, limite de 50 requêtes par seconde, sources de données, traitement par lot, consulté le 27 septembre 2026
- Changement sur le géocodage, cartes.gouv.fr, 22 avril 2026, consulté le 27 septembre 2026
- GetCapabilities du géocodage de la Géoplateforme, consulté le 27 septembre 2026
- Mesures La Trace par curl sur
api-adresse.data.gouv.fretdata.geopf.fr/geocodage(search, reverse, search/csv, completion, 80 requêtes simultanées), 27 septembre 2026
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