- 99 USDpar an pour publier sur l'App StoreApple Developer Program, tarif consulté le 7 octobre 2026
- 25 USDune fois pour ouvrir un compte Google PlayAide Play Console, consultée le 7 octobre 2026
- API 36exigée pour toute mise à jour Android depuis le 31 août 2026Google Play, niveau d'API cible
Application en marque blanche, native ou web app : de quoi parle-t-on ?
Une application en marque blanche est une application construite par un éditeur et publiée au nom d'un client : son nom, son icône, ses couleurs, son écran d'accueil. Le mot ne dit rien de la technique. Il peut s'agir d'une application native ou d'une web app.
Une application native est installée depuis l'App Store ou Google Play. Elle a accès au GPS en continu, à la synthèse vocale du téléphone, au stockage de l'appareil. Elle vit dans la liste des applications, avec son icône.
Une web app, ou PWA (progressive web app), est un site qui se comporte comme une application. Elle s'ouvre par une adresse, peut s'ajouter à l'écran d'accueil et garder des fichiers en cache. Sur iPhone, l'écart s'est réduit : depuis iOS 16.4, annoncé par WebKit le 16 février 2023, une web app ajoutée à l'écran d'accueil peut recevoir des notifications. Ajoutée, justement. Le visiteur doit passer par le menu de partage, puis « Sur l'écran d'accueil ». Dans un office de tourisme, au comptoir, ce geste ne s'explique pas en dix secondes.
La carte sur votre site est le troisième objet. C'est celle que le visiteur trouve depuis Google, ouvre sans rien installer et partage par un lien. Elle ne remplace pas une application sur le terrain. L'application ne la remplace pas avant le départ.
Quand une application sur les stores vaut-elle le coup pour un territoire ?
Une application native vaut le coup quand le visiteur est sur le sentier, sans réseau, et qu'il a besoin d'être guidé. Hors de ce cas, la carte web couvre l'essentiel du besoin, sans téléchargement ni mise à jour à publier.
Trois situations font pencher vers les stores.
Le guidage sur le terrain. Un randonneur qui hésite à un carrefour en forêt ne veut pas lire une carte : il veut une consigne. Le guidage pas à pas, avec des consignes vocales, demande l'accès continu au GPS et à la voix du téléphone, écran éteint, poche fermée. C'est le terrain naturel d'une application installée.
Les zones sans réseau. Les massifs, les gorges et les plateaux ont des zones blanches. Une page web qui n'a pas chargé sa carte avant d'y entrer n'affiche rien. Une application garde sur le téléphone ce qu'elle a déjà affiché et continue de guider.
La présence dans les stores. Un visiteur qui cherche « randonnée » suivi du nom de votre massif dans l'App Store tombe sur ce qui y est publié. Si votre territoire n'y est pas, il tombe sur une application généraliste, qui n'a ni vos itinéraires labellisés ni vos lieux.
À l'inverse, la carte web suffit pour préparer un séjour, choisir une boucle depuis le canapé, consulter un itinéraire de deux heures en bord de ville ou télécharger un GPX pour une montre. C'est aussi elle que les moteurs de recherche indexent. Notre avis est net : on ne lance pas une application sans avoir d'abord une carte sur son site, parce que c'est par le site que la plupart des visiteurs arrivent. Sur ce que chacun des deux modèles de carte fait de vos itinéraires, voir plateforme de diffusion ou carte sur son site.
Le piège
Une application qui reprend votre site dans un cadre, sans rien de plus, se fait refuser. La règle 4.2 des App Review Guidelines d'Apple demande une application qui va « au-delà d'un site web reconditionné ». Le guidage, la carte gardée sur le téléphone et les consignes vocales sont précisément ce qui fait la différence.
Que demande la publication d'une application sur l'App Store et Google Play ?
Publier une application demande un compte développeur chez Apple, un compte chez Google, une revue avant chaque mise en ligne et une mise à jour technique au moins une fois par an. Ce sont des obligations des stores, pas de l'éditeur : elles valent quel que soit le prestataire.
- 1
Un compte Apple Developer Program
L'adhésion coûte 99 USD par an, selon Apple, affichée en monnaie locale à l'inscription. Une organisation doit être une entité juridique et fournir un numéro D-U-N-S, sauf les entités publiques. Apple prévoit une exonération des frais pour les organismes à but non lucratif reconnus, les établissements d'enseignement accrédités et les entités publiques qui ne vendent rien dans leurs applications : la plupart des offices de tourisme et des collectivités y ont droit.
- 2
Un compte Google Play Console
L'inscription coûte 25 USD, en un versement unique. Un compte d'organisation demande lui aussi un numéro D-U-N-S, avec une procédure à part pour les organismes publics.
- 3
La revue Apple avant chaque version
Chaque version passe par la revue d'Apple. Selon Apple, au moins 50 % des soumissions sont examinées en moins de 24 heures et 90 % en moins de 48 heures. Un refus renvoie à une règle précise, qu'on corrige avant de soumettre à nouveau.
- 4
Le niveau d'API cible chez Google
Depuis le 31 août 2026, toute nouvelle application et toute mise à jour publiée sur Google Play doit cibler Android 16, soit le niveau d'API 36. Une application déjà en ligne qui reste en dessous d'Android 15 n'est plus proposée aux utilisateurs des versions récentes d'Android. La règle avance chaque année : une application non entretenue disparaît des recherches.
Une règle d'Apple compte plus que les autres pour une application au nom d'un territoire. La règle 4.2.6 refuse les applications issues d'un modèle commercial, sauf si elles sont soumises directement par le fournisseur du contenu. Une application à votre nom se publie donc depuis votre compte développeur, pas depuis celui de l'éditeur. Ouvrez les deux comptes tôt : la vérification d'une organisation prend du temps.
Avant de lancer une application à votre nom
- Un compte Apple Developer Program au nom de la structure, frais ou exonération réglés
- Un compte Google Play Console d'organisation, avec son numéro D-U-N-S
- Une personne habilitée à engager la structure auprès d'Apple
- Un nom d'application libre sur les deux stores
- Une politique de confidentialité en ligne, à l'adresse de votre site
- Une mise à jour annuelle prévue au contrat, pour suivre le niveau d'API Android
À emporter : la grille d'évaluation de votre carte, 15 critères
Recevoir la grilleQu'est-ce qui fait la marque d'une application de territoire ?
La marque d'une application tient en cinq éléments : le nom, l'icône, l'écran d'accueil, les couleurs et la police. Le visiteur les voit avant le premier itinéraire, dans le store puis sur son téléphone.
Le nom. Il apparaît sous l'icône, où l'espace est court. « Randonnées en » suivi d'un nom de massif est coupé sur la plupart des téléphones. Le nom de la destination seul se lit mieux.
L'icône adaptative. Sur Android, l'icône se compose de deux calques de 108 dp de côté, dont seul un carré central de 66 dp est garanti visible : chaque fabricant découpe le reste en rond, en carré arrondi ou en goutte. Depuis Android 13, un troisième calque monochrome permet au téléphone de teinter l'icône aux couleurs du fond d'écran. Un logo d'office avec sa signature en petits caractères n'y survit pas. Il faut un pictogramme.
L'écran d'accueil. C'est la première image après l'ouverture : votre paysage, votre logo, votre accroche. Il dit au visiteur qu'il est chez vous, et pas dans une application généraliste.
Les couleurs et la police. Elles reprennent celles du site, pour que la carte web et l'application se reconnaissent l'une l'autre. Un visiteur qui passe de l'une à l'autre ne doit pas se demander s'il a changé d'éditeur.
Une limite : on n'a pas de mesure publique qui relie le soin d'une icône au nombre d'installations d'une application de territoire. Le bon sens suffit ici.
La Trace a-t-elle une application mobile native ?
Oui. L'application La Trace est publiée sur l'App Store et sur Google Play. La Trace est un éditeur français de cartes interactives touristiques : itinéraires, lieux et hébergements d'un territoire, publiés sur son propre site, à ses couleurs.
Une application peut sortir au nom d'un territoire : son nom, son icône, ses couleurs, son écran d'accueil. Elle est publiée sur les deux stores, avec le même contenu que la carte web. Un itinéraire créé ou corrigé dans l'espace partenaire apparaît sur la carte du site et dans l'application, sans double saisie.
Sur le terrain, l'application guide pas à pas sur l'itinéraire. Pour un itinéraire en plusieurs étapes, un sélecteur de jour affiche l'étape du jour. Une fois l'itinéraire lancé, la navigation guidée continue sans réseau : les consignes vocales sont produites par le téléphone, les consignes de carrefour calculées sur l'appareil, et aucun recalcul n'attend le réseau. Le fond de carte, le tracé et les photos déjà affichés restent en cache sur le téléphone, et les tuiles sont gardées 8 jours. Le détail est dans la page sur la carte de randonnée hors connexion.
La carte web n'est pas en reste. Le même mode hors connexion est disponible sur les cartes intégrées où il est activé, comme celle de la Chartreuse, et chaque itinéraire garde son GPX à télécharger pour une montre ou une appli GPS.
ChartreuseMAP, la carte du massif de Chartreuse, posée par un bloc à coller sur les pages du site de Chartreuse Tourisme, avec le mode hors connexion activé.
Les cartes La Trace ont réuni plus de 750 000 sessions du 10 avril au 6 octobre 2026, pour 5 min 47 par session. C'est l'audience de la carte web, celle qui précède le départ.
Le même contenu, à imprimer : la grille d'évaluation de votre carte, 15 critères
Recevoir la grilleCombien coûte une application mobile de randonnée ?
Le coût d'une application tient en trois postes : la construction, les frais des stores et la maintenance annuelle. Les frais des stores sont publics : 99 USD par an chez Apple, sauf exonération, et 25 USD une fois chez Google. La maintenance, elle, est imposée par la règle du niveau d'API Android, qui oblige à republier chaque année.
Les montants de construction et de maintenance dépendent surtout d'un choix : partir de zéro, ou décliner à votre nom une application qui existe déjà. Ils sont détaillés dans combien coûte une application mobile de tourisme. Chez La Trace, l'abonnement se chiffre au périmètre, sur l'audience de la carte. Pour comparer votre carte actuelle à ce que vous attendez d'une application, le test en 15 critères sert de grille.
FAQ
La Trace a-t-elle une application mobile ?
Oui. L'application La Trace est publiée sur l'App Store et sur Google Play. Elle guide pas à pas sur l'itinéraire et continue la navigation sans réseau une fois l'itinéraire lancé. Une application peut aussi sortir au nom d'un territoire, avec le même contenu que sa carte web.
Faut-il choisir entre une application native et une web app ?
Non, pas pour un territoire. La carte web sert à être trouvé et à préparer la sortie ; l'application native sert à être guidé sur le sentier, y compris hors réseau. Une web app installable reste une option, mais peu de visiteurs font le geste d'ajout à l'écran d'accueil.
Combien coûte la publication d'une application sur les stores ?
Apple facture 99 USD par an pour l'Apple Developer Program, avec une exonération possible pour les entités publiques et les organismes à but non lucratif. Google facture 25 USD une fois pour un compte Play Console. Le reste du coût d'une application tient à sa construction et à sa maintenance.
Une application au nom de l'office de tourisme se publie-t-elle depuis son propre compte ?
Oui. La règle 4.2.6 d'Apple refuse les applications issues d'un modèle commercial si elles ne sont pas soumises par le fournisseur du contenu. L'office ouvre donc son compte Apple Developer Program et son compte Google Play Console à son nom.
Une application doit-elle être mise à jour chaque année ?
Oui, sur Android. Depuis le 31 août 2026, toute mise à jour publiée sur Google Play doit cibler Android 16, soit le niveau d'API 36, et le niveau exigé avance chaque année. Une application qui n'est plus mise à jour cesse d'être proposée sur les téléphones récents.
L'application remplace-t-elle la carte sur le site ?
Non. La carte sur le site est celle que les moteurs de recherche indexent et que le visiteur ouvre sans rien installer. L'application prend le relais sur le terrain. Chez La Trace, les deux partagent le même contenu.
Sources
- Niveau d'API cible requis par Google Play, aide Play Console, consultée le 7 octobre 2026
- Frais d'inscription à la Play Console, aide Play Console, consultée le 7 octobre 2026
- Informations requises pour un compte développeur Play Console, aide Play Console, consultée le 7 octobre 2026
- Inscription à l'Apple Developer Program, Apple, consultée le 7 octobre 2026
- Exonération des frais de l'Apple Developer Program, Apple, consultée le 7 octobre 2026
- App Review, délais de revue, Apple, consultée le 7 octobre 2026
- App Review Guidelines, règles 4.2 et 4.2.6, Apple, consultées le 7 octobre 2026
- Icônes adaptatives, Android Developers, consultée le 7 octobre 2026
- Web Push for Web Apps on iOS and iPadOS, WebKit, 16 février 2023, consultée le 7 octobre 2026
- La Trace sur l'App Store, consultée le 7 octobre 2026
- La Trace sur Google Play, consultée le 7 octobre 2026
À emporter
La grille d'évaluation d'une solution de carte, à remplir
Les 15 critères du test, les questions à poser à votre éditeur pour chacun, et une colonne pour noter votre solution actuelle et celles que vous comparez.
Merci, la grille part dans votre boîte mail.
Ouvrir la grilleVotre territoire a-t-il besoin d'une application à son nom ?
Trente minutes pour voir l'application La Trace sur vos itinéraires, le guidage sur le terrain et la carte web qui va avec.
Réserver une démonstrationÀ emporter : la grille d'évaluation de votre carte, 15 critères
Recevoir la grille
