- 53 %des sessions sur nos cartes se font sur un téléphone, 7 764 sessions sur 30 joursMesure interne, 24/09/2026
- Plus de 720 000sessions sur nos cartes du 10 avril au 27 septembre 2026Mesure La Trace, 28/09/2026
- 5 min 52passées en moyenne par session sur ces cartesMesure La Trace, 28/09/2026
- 12 janvier 2027fin des frais de changement de fournisseur de services de traitement de donnéesRèglement (UE) 2023/2854, art. 29
Votre carte touristique fait-elle le travail ?
Répondez pour la carte qui est en ligne aujourd'hui sur votre site, pas pour celle qu'on vous a promise.
Pas encore de carte, ou un appel d'offres à préparer ?
Le test sert aussi de grille de départ. Les quinze critères se recopient tels quels dans un cahier des charges de carte interactive, sans écrire le nom d'un candidat. Si vous hésitez encore entre un outil gratuit et une carte de destination, le comparatif des outils généralistes tranche le cas des dix épingles.
La carte tient-elle sur un téléphone ?
Sur les trente jours qui précèdent le 24 septembre 2026, 53 % des sessions ouvertes sur nos cartes l'ont été sur un téléphone, soit 7 764 sessions. Le visiteur type n'est plus assis devant un écran de bureau à préparer ses vacances. Il est sur le parking du départ, ou à la terrasse d'un café, et il cherche la boucle de l'après-midi.
C'est donc le premier thème du test. Une carte qui fonctionne sur l'ordinateur de l'office et mal dans une main a raté la moitié de son public.
Le plein écran, d'un geste
Une carte posée dans une page de site occupe un cadre. Sur un écran de bureau, ce cadre fait la largeur d'une colonne, et c'est confortable. Sur un téléphone, le même cadre tient dans la largeur d'un pouce, et le moindre glissement fait défiler la page au lieu de déplacer la carte.
Le critère : sur téléphone, la carte intégrée passe en plein écran d'un seul geste, sans ouvrir un autre lien, et le visiteur revient à la page aussi facilement. Sur les cartes La Trace, c'est le cas.
La question à poser : « Sur un téléphone, que se passe-t-il quand le visiteur touche la carte posée sur notre page d'accueil ? » Faites l'essai vous-même, debout, d'une main.
Se localiser, et des fiches pensées pour le pouce
Sur le terrain, la première question n'est pas « qu'y a-t-il à voir » mais « où suis-je par rapport à ce sentier ». Une carte qui ne sait pas placer le visiteur l'oblige à ouvrir une autre application, et il ne revient pas.
Le second critère tient à l'interface elle-même. Une version bureau rétrécie, aux boutons minuscules et aux panneaux latéraux, se lit mal sur un téléphone. Une interface pensée pour le téléphone fait glisser les fiches par le bas, sous le pouce, et laisse la carte visible au-dessus. Sur nos cartes, le visiteur se localise et les fiches glissent ainsi.
La question à poser : « Le visiteur peut-il se localiser sur la carte, et à quoi ressemble une fiche de lieu sur un téléphone ? » Demandez une capture, pas une description.
Votre équipe peut-elle tout faire sans l'éditeur ?
Au 24 septembre 2026, les grilles que publient les éditeurs du secteur affichent encore une ligne « aide à la mise en place », vendue en option. Le fait est banal, et il dit quelque chose : la mise en route d'une carte reste, dans ce métier, un service qu'on achète. La question est de savoir combien de fois vous l'achetez dans l'année.
Une carte n'est jamais finie. Il y a la fête du vélo en juin, le trail d'automne, la commune qui entre dans l'intercommunalité, la page hiver du site. Chacune de ces occasions demande une carte, ou une variante de carte. Si l'office ne peut pas la produire seul, elle arrive en retard ou elle n'arrive pas.
Créer et publier une carte, seul
Le critère est simple : un chargé de communication qui n'a jamais ouvert l'outil doit pouvoir créer une carte, choisir ses lieux et ses itinéraires, et la mettre en ligne dans la matinée. Sans ticket, sans devis, sans appel.
Ce que coûte son absence se compte en semaines. Un événement se décide souvent quinze jours avant. Une demande à l'éditeur, c'est un échange de mails, une file d'attente, une relecture. La carte de l'événement sort la veille, ou le lendemain.
La question à poser : « Si je veux une carte pour notre marché de Noël, avec douze lieux et un parcours, qui la crée, et en combien de temps ? » La bonne réponse commence par « vous ».
Le code, le lien et le QR code
Une même carte vit à trois endroits : collée dans une page du site, envoyée dans une newsletter, imprimée sur une affiche à l'accueil. Il faut donc trois objets, le code d'intégration, un lien court et un QR code. Quand ils sont dans votre espace, vous les copiez. Quand ils ne le sont pas, chaque affiche commence par un mail.
La question à poser : « Où est-ce que je trouve le code à coller et le QR code d'une carte que je viens de créer ? » La réponse doit être un bouton, pas un contact.
Couleurs, polices, texte d'accueil
Un visiteur qui arrive sur le site de l'office voit une charte : une couleur, une police, un ton. Si la carte, au milieu de la page, porte les couleurs de son éditeur, la rupture se voit tout de suite. Le visiteur se demande s'il est encore chez vous, et c'est une vraie question, parce qu'un lien de la carte peut l'emmener ailleurs.
Le réglage doit être à votre main : la couleur principale, la police, le texte qui accueille le visiteur à l'ouverture. Pas une maquette validée une fois pour toutes au lancement, et figée ensuite.
La question à poser : « Si notre charte change l'an prochain, qui modifie les couleurs de la carte ? » Si la réponse est un avenant, notez-le.
Peut-on donner une carte à chaque commune ?
La même grille publique précise, pour sa licence communes et EPCI, qu'elle est « valable pour un seul domaine ». La licence institutionnelle du même éditeur couvre « un nombre illimité de widgets » sur les pages « ayant le même nom de domaine ». Ce sont des faits de contrat, pas des défauts. Ils posent une question que beaucoup d'offices découvrent tard : combien de sites différents votre territoire fait-il vivre ?
Une intercommunalité, c'est le site de l'office, souvent le site de chaque commune, parfois un site événementiel, un site de station, un site de partenaire vélo. Autant de domaines, autant de cartes à alimenter.
Autant de cartes que nécessaire
Le critère : depuis le même espace, vous déclinez une carte par commune, par thème ou par partenaire, chacune avec sa propre sélection de lieux et d'itinéraires, et vous en créez une nouvelle sans ouvrir un nouveau projet. La commune de montagne ne veut que ses boucles. Le loueur de vélos ne veut que les parcours cyclables et les points de réparation. Le festival ne veut que son périmètre.
Si chaque déclinaison est un nouveau contrat ou une nouvelle ligne de facture, vous en ferez moins. Et les communes feront leur propre carte, ailleurs, avec d'autres données.
La question à poser : « Combien de cartes différentes puis-je publier avec notre contrat, et sur combien de domaines ? » Demandez la réponse par écrit.
Un accès pour chaque commune et chaque partenaire
Le second critère est celui qui soulage le plus une équipe. Chaque commune, chaque partenaire a son propre accès, sous votre compte, pour gérer sa carte. Vous gardez la main sur l'ensemble, plusieurs administrateurs peuvent travailler en même temps, et personne n'attend personne.
Sans ces sous-comptes, tout passe par l'office. La mairie qui veut retirer un lieu fermé écrit à l'office, qui écrit à l'éditeur, ou le fait lui-même le soir. Dix communes, c'est dix sites dont votre équipe fait le travail.
La question à poser : « Une commune peut-elle modifier sa carte sans toucher aux autres, et sans passer par nous ? »
À emporter : la grille d'évaluation de votre carte, 15 critères
Recevoir la grilleVos données se mettent-elles à jour seules ?
La documentation technique des exports Apidae, consultée le 24 septembre 2026, décrit ses exports comme une archive zip qui permet d'exploiter la base « après un traitement différentiel ». Quelqu'un doit donc récupérer cette archive, régulièrement, et en tirer ce qui a changé. Si ce quelqu'un n'est pas votre carte, c'est votre équipe.
Le SIT se reflète seul sur la carte
Vos fiches vivent dans Apidae, Tourinsoft ou Pivot. Un restaurant change ses horaires, un musée ferme pour travaux, un gîte change de propriétaire. La fiche est corrigée dans le SIT, par vous ou par le prestataire lui-même. La question est de savoir combien de temps la carte continue d'afficher l'ancienne version.
Le critère : la synchronisation est automatique et régulière, sans import lancé à la main et sans demande à l'éditeur. Sur les cartes La Trace, les liaisons avec Apidae, Tourinsoft, Pivot et Outdooractive fonctionnent ainsi, en branchant la source une fois.
Ce que coûte un import manuel ne se voit pas sur la facture. Il se voit un samedi d'août, quand un visiteur trouve porte close devant un lieu que la carte donnait ouvert, et le raconte dans un avis.
La question à poser : « Quand une fiche est modifiée dans notre SIT, au bout de combien de temps la carte affiche-t-elle la modification, et qui déclenche la mise à jour ? »
Les lieux autour des tracés, sans rattachement à la main
Un visiteur qui regarde une boucle veut savoir où manger à mi-parcours, où dormir au retour, quel château se trouve à deux cents mètres du sentier. Sur beaucoup de cartes, ces lieux n'apparaissent autour d'un itinéraire que si quelqu'un les a déclarés, un par un, sur ce tracé-là.
Faites le compte. Un tracé traverse facilement une vingtaine de lieux utiles. Les rattacher, c'est chercher chaque fiche, vérifier qu'elle est bien sur le parcours, l'associer, puis recommencer au tracé suivant. Sur trois cents itinéraires, cela représente des milliers d'associations, et aucune ne se défait seule quand un restaurant ferme ou qu'un gîte ouvre. Dans les faits, personne ne le fait jusqu'au bout, et le visiteur voit une trace nue.
Le critère : les lieux autour de chaque itinéraire s'affichent automatiquement, par proximité du tracé, et suivent le SIT. Sur les cartes La Trace, c'est ainsi : une sélection manuelle reste possible pour mettre un lieu en avant, jamais obligatoire.
La question à poser : « Si j'ajoute un itinéraire demain, les hébergements et les restaurants qui le bordent apparaissent-ils seuls, ou faut-il les rattacher à la main ? »
Le dénivelé, recalculé
C'est le critère le moins regardé, et celui qui compte le plus pour un randonneur. Un fichier GPX est un format d'échange léger, défini par son éditeur comme un format XML pour les points, les routes et les traces. Il transporte l'altitude enregistrée par l'appareil, point par point, avec les écarts de mesure de cet appareil. Additionnés sur des centaines de points, ces écarts deviennent le dénivelé cumulé affiché.
La même boucle, enregistrée par deux appareils, n'annonce donc pas le même dénivelé. Or c'est ce chiffre que regarde une famille avant de choisir sa sortie. Un dénivelé faux, c'est un randonneur qui renonce à tort, ou qui part mal préparé.
La réponse technique existe : recalculer l'altitude de chaque point sur un modèle numérique de terrain, plutôt que de reprendre celle du fichier. Sur les cartes La Trace, le dénivelé est recalculé ainsi, sur un modèle d'altitude.
La question à poser : « Le dénivelé affiché vient-il du fichier GPX qu'on vous envoie, ou est-il recalculé ? Sur quel modèle d'altitude ? » Si l'interlocuteur ne sait pas, c'est une réponse.
La carte aide-t-elle à construire un séjour ?
Le 16 janvier 2024, Hauts-de-France Tourisme a publié au BOAMP un avis de marché pour un « outil cartographique interfaçable », tourné vers des itinéraires individualisés. Un comité régional écrit donc noir sur blanc ce que beaucoup d'offices constatent : montrer les lieux ne suffit plus, il faut aider le visiteur à organiser son séjour.
Hébergements, disponibilités et réservation
Une carte qui liste des hébergements sans dire s'ils sont libres aux dates du visiteur renvoie la question ailleurs. Il ouvre un autre onglet, une plateforme de réservation, et la suite de son séjour se prépare là-bas.
Le critère : les hébergements s'affichent avec leurs disponibilités et leurs prix aux dates choisies, et la réservation se fait depuis la carte. Le visiteur reste sur votre site, et l'hébergeur de votre territoire reçoit la réservation.
La question à poser : « Si je cherche une chambre pour deux nuits le week-end du 15 août, la carte me montre-t-elle ce qui est libre, et à quel prix ? »
Un séjour composé étape par étape
L'itinérance se vend en étapes. Un randonneur sur un GR, un cycliste sur une véloroute, une famille qui fait trois jours en canoë, tous se posent la même question : où je dors ce soir ? Une carte qui montre la trace entière sans découper les journées lui laisse le travail le plus difficile.
Le critère : le visiteur compose son séjour de plusieurs jours, étape par étape, avec un hébergement proposé à chaque étape. Sur nos cartes, ce planificateur existe en option.
La question à poser : « Un visiteur peut-il découper notre véloroute en quatre jours et voir où dormir à la fin de chaque journée ? »
Le mode récit
Une trace rouge sur un fond de carte ne donne envie à personne. Ce qui donne envie, c'est l'histoire du parcours : le point de vue du deuxième kilomètre, la ferme où l'on achète le fromage, le lavoir restauré. Le mode récit déroule l'itinéraire étape par étape, et la carte suit la lecture.
Sans ce mode, l'équipe écrit l'article d'un côté et pose la carte de l'autre, en dessous. Le lecteur ne fait jamais le lien.
La question à poser : « Pouvons-nous publier une boucle sous forme de récit, avec la carte qui avance au fil du texte, sans développement spécifique ? »
Avez-vous des statistiques et des langues ?
Au 24 septembre 2026, une grille publiée peut ranger les statistiques et les « tableaux de bord » dans un pack supérieur, et non dans l'offre d'entrée. Là encore, c'est un choix de gamme, pas un défaut. Il rappelle qu'on ne peut pas supposer que les chiffres de sa carte sont inclus : cela se vérifie.
Vos statistiques, sans les demander
Chaque année, le directeur d'un office présente un bilan à son conseil d'administration ou à ses élus. La carte a coûté une somme, elle a demandé du temps. La question arrive toujours : combien de personnes l'ont utilisée, et pour quoi faire ?
Le critère : dans votre espace, sans demande, vous voyez les vues de chaque carte, les lieux et les itinéraires les plus consultés, les clics sortants vers les sites des prestataires et les GPX téléchargés. Ces chiffres servent aussi à décider : quelle boucle mettre en avant, quel prestataire n'a reçu aucun clic, quelle commune a une carte que personne n'ouvre.
Pour donner un ordre de grandeur, nos cartes ont compté plus de 720 000 sessions du 10 avril au 27 septembre 2026, pour 5 min 52 passées en moyenne à chaque visite. Une carte qui retient ainsi un visiteur mérite qu'on sache ce qu'il y a regardé.
La question à poser : « Puis-je voir aujourd'hui, sans vous écrire, combien de GPX ont été téléchargés sur notre carte le mois dernier ? »
Six langues
Un visiteur belge, néerlandais ou allemand qui tombe sur une carte en français seul referme l'onglet. Sur un territoire frontalier ou une destination de séjour, ces visiteurs pèsent.
Le critère : l'interface de la carte existe en français, anglais, espagnol, allemand, italien et néerlandais, sans projet de traduction.
La question à poser : « Dans quelles langues l'interface de la carte est-elle disponible aujourd'hui, sans surcoût ? »
Le même contenu, à imprimer : la grille d'évaluation de votre carte, 15 critères
Recevoir la grilleComment lire son score ?
Le score se lit sur 30 points, deux par critère.
26 à 30 points
la carte fait le travailVotre carte passe au moins 85 % du test. Gardez-la, et servez-vous des critères manqués comme liste de demandes à votre éditeur au prochain point annuel. Vérifiez seulement la date de fin de votre engagement et les conditions de sortie, pour garder le choix le jour où vous en aurez besoin.
15 à 25 points
la carte coûte du tempsVotre carte fonctionne, mais votre équipe compense une partie de ce qu'elle ne fait pas : des imports à la main, des demandes à l'éditeur, des chiffres qu'on attend. Posez les questions de ce guide par écrit, sur les critères où vous avez 0 ou 1. Si les réponses ne changent rien avant votre prochaine échéance, comparez sur votre propre territoire avant de renouveler.
0 à 14 points
la carte coûte plus qu'elle ne rapporteVotre carte passe moins de la moitié du test. Elle affiche des lieux, et votre équipe fait le reste. Notez la date de fin de contrat et le préavis, et faites comparer une autre carte sur vos données avant cette date. Changer ne demande ni refonte du site ni ressaisie : la nouvelle carte se pose par un bloc à coller, et votre SIT se rebranche tel quel.
Un score se discute. Un 1 sur la synchronisation SIT pèse plus, pour un office qui gère deux mille fiches, qu'un 1 sur le mode récit. Regardez d'abord où sont vos zéros.
Combien coûte de rester, et comment changer ?
L'IGN a attribué en novembre 2023, avis publié le 6 janvier 2024, la reprise et la maintenance du portail IGNrando' pour 1 300 000 euros HT. L'avis déclare une sous-traitance de 430 523 euros pour l'hébergement et les licences de l'éditeur de la carte. Une carte de randonnée nationale est un cas à part, mais l'avis montre une chose utile à tout acheteur : la licence de la carte n'est qu'une ligne parmi d'autres dans ce que coûte réellement un outil en place.
Le temps d'équipe, le poste qu'on ne chiffre pas
La facture de l'éditeur se lit. Le temps passé à compenser ce que la carte ne fait pas ne se lit nulle part. Il se retrouve dans les imports relancés, dans les mails pour obtenir un QR code, dans les tableaux de bord refaits à la main avant le conseil d'administration. Reprenez vos zéros du test et estimez, pour chacun, les heures passées dans l'année. C'est souvent plus que la licence.
L'engagement et les grilles publiques
Les éditeurs qui publient leurs prix le font sous des formes différentes, et c'est la forme qui engage. Au 24 septembre 2026, relevés sur leurs pages :
| Éditeur | Ce que dit la page publique |
|---|---|
| Une grille d'éditeur publiée, licence communes et EPCI | 120 à 4 200 euros HT par an selon le nombre d'habitants, « valable pour un seul domaine », deux mois offerts pour deux ans |
| La même grille, licence institutionnelle | 241,67 à 2 500 euros HT par an selon le budget de fonctionnement, « durée minimum de 24 mois » |
| Wand'R | 490 à 990 euros HT par an (Patrimoine), 1 200 à 6 000 euros HT par an (Territoire), sur devis au-delà |
| Résalocal | « Un abonnement sans engagement », prix non publié |
| Outdooractive | plans Pro et Pro+ sur devis, prix non publié |
Les marchés publics donnent l'autre bout de l'échelle : 116 600 euros HT pour la plateforme web d'activités de pleine nature de la Métropole Nice Côte d'Azur en 2021, 54 483 euros HT pour la solution numérique touristique de la communauté de communes du Haut-Chablais en 2023, 165 935 euros HT pour le lot confié à Loopi dans l'écosystème numérique de France Vélo Tourisme en 2025. Le détail, et ce qui sépare un tarif affiché d'une facture, est dans notre guide des tarifs des solutions de cartographie touristique.
Un dernier point de droit, avec sa limite. Le règlement européen sur les données, applicable depuis le 12 septembre 2025, impose aux fournisseurs de services de traitement de données un préavis de changement de deux mois au plus, et leur interdit tout frais de changement à partir du 12 janvier 2027. Savoir si votre carte relève de ces services, ou de l'exception prévue pour les services conçus sur mesure, est une question pour votre juriste : nous n'avons pas de réponse générale.
Passer d'une carte à l'autre
Changer de carte ne veut pas dire refaire le site. La nouvelle carte se pose sur les pages existantes par un bloc à coller, à la place de l'ancien, page par page. L'essentiel de vos données vit dans votre SIT, Apidae, Tourinsoft ou Pivot : pour ces fiches, il n'y a rien à migrer, on rebranche la même source. Il reste les contenus saisis à la main chez l'éditeur sortant, les traces sans SIT, les textes, les photos. Chez La Trace, c'est nous qui les reprenons, à partir d'un export en GPX ou en GeoJSON, deux formats ouverts que toute carte sait relire. Le calendrier complet, de l'inventaire à la bascule, est dans notre guide pour changer de solution cartographique.
Le moment compte autant que la méthode. La bascule se prépare avant l'échéance du contrat, pas après : la date de fin, le préavis, la reconduction tacite éventuelle et la liste des données restituées se lisent dans le contrat, et se négocient avant de signer le suivant. Les clauses à vérifier sont dans notre guide sur la licence de carte interactive, avant de signer.
Où se situe La Trace sur ces quinze critères ?
La Trace est un éditeur français de cartes interactives pour le tourisme, créé en février 2023 : offices de tourisme, collectivités, hébergeurs et médias y publient sur leur propre site leurs itinéraires de randonnée et de vélo, leurs lieux et leurs hébergements, à leurs couleurs, à partir de leurs données Apidae, Tourinsoft, Pivot ou GPX.
On a écrit ce test à partir de ce que les offices nous demandent en rendez-vous, et on y passe nos propres cartes comme les autres. Voici, critère par critère, ce que fait une carte La Trace au 24 septembre 2026.
| Critère | Sur une carte La Trace |
|---|---|
| Plein écran sur téléphone | La carte intégrée passe en plein écran d'un geste, sans quitter la page |
| Interface mobile | Le visiteur se localise, les fiches glissent par le bas |
| Créer une carte seul | Le client crée et publie sa carte en quelques clics, sans nous |
| Code, lien, QR code | Copiés depuis l'espace client, pour chaque carte |
| Charte | Couleurs, polices et texte d'accueil réglés par le client |
| Déclinaisons | Autant de cartes que nécessaire, chacune avec sa sélection |
| Accès séparés | Sous-comptes pour les communes et les partenaires, plusieurs administrateurs |
| SIT | Synchronisation automatique avec Apidae, Tourinsoft, Pivot et Outdooractive |
| Lieux autour des tracés | Affichés automatiquement par proximité du tracé, sélection manuelle possible |
| Dénivelé | Recalculé sur un modèle d'altitude |
| Hébergements | Disponibilités et prix datés, réservation depuis la carte |
| Séjour par étapes | Planificateur par étapes avec hébergements, en option |
| Mode récit | L'itinéraire se déroule étape par étape, la carte suit la lecture |
| Statistiques | Vues, lieux et itinéraires consultés, clics sortants, GPX téléchargés, dans l'espace client |
| Langues | Français, anglais, espagnol, allemand, italien, néerlandais |
Notre modèle de contrat
Il tient en cinq lignes, et on le publie tel quel. Un abonnement annuel, avec un engagement de douze mois. Un prix calé sur l'audience de la carte, pas sur le nombre de noms de domaine ni sur le nombre de cartes. Des cartes, des itinéraires et des lieux illimités. Le branchement du SIT, la reprise des traces et la mise en place faits par nous, sans ligne à part sur le devis. Et un paiement échelonné possible pour couvrir la fin d'un contrat en cours chez l'éditeur précédent, pour que le calendrier de votre ancien contrat ne décide pas à votre place.
La portabilité, c'est notre travail, pas le vôtre.
Pour situer ce test dans le paysage, le panorama des solutions de cartographie touristique range les acteurs par modèle, et plateforme de diffusion ou carte sur son site explique ce que chaque modèle fait de votre trafic et de votre référencement.
Un département, de la première discussion à la carte en ligne
Puy-de-Dôme Tourisme, service du Conseil départemental, lançait le chantier technique avec nous le 9 juillet 2026, et sa carte était en ligne le 28 juillet, posée sur les pages existantes de ses sites par un bloc à coller, sans refonte, avec le flux Apidae branché et géré par La Trace. Au 24 septembre 2026, le département compte 826 cartes actives, du département jusqu'à la commune, et 206 comptes qui ont chacun leur back-office, pour plus de 3 000 itinéraires. Le détail est dans la référence Puy-de-Dôme.
La carte ci-dessous est celle de Chartreuse Tourisme : sept intercommunalités, les sentiers du Parc naturel régional et les fiches Apidae de ses offices, en ligne depuis le 8 juillet 2026. Son histoire est dans la référence Chartreuse.
ChartreuseMAP, la carte du massif de Chartreuse, posée par un bloc à coller sur les pages du site de Chartreuse Tourisme.
FAQ
Est-ce que je peux changer de carte sans refaire mon site ?
Oui. La carte se pose par un bloc à coller, sur les pages existantes, à la place de l'ancien code. Le site, son CMS et ses pages ne changent pas. Les fiches du SIT se reprennent en branchant la même source.
Combien coûte une carte interactive pour un office ?
Les grilles publiées par les éditeurs vont de quelques centaines à quelques milliers d'euros HT par an pour une licence, et les marchés publics attribués montent à plusieurs dizaines de milliers d'euros pour un projet complet. Les grilles et les pièges du tarif affiché sont détaillés dans notre guide des tarifs des solutions de cartographie touristique.
Quelle alternative à Cirkwi pour un office de tourisme ?
Plutôt que de chercher un nom, passez votre carte actuelle au test de cette page, puis passez les candidats au même test, sur vos données. Cirkwi publie ses grilles de licence : comparez-les avec les autres offres sur les mêmes critères et sur la même durée d'engagement. Chez La Trace, le contrat est un abonnement de douze mois calé sur l'audience de la carte, avec la reprise de vos données et le branchement de votre SIT inclus.
Comment savoir si ma carte est à jour avec Apidae ?
Modifiez un horaire sur une fiche test dans Apidae, notez l'heure, et regardez quand la carte affiche le changement. Si rien ne bouge sans action de votre part ou de l'éditeur, la mise à jour n'est pas automatique.
Comment récupérer mes itinéraires si je change de carte ?
Les fiches de votre SIT n'ont pas à être récupérées : on rebranche la même source. Pour les itinéraires saisis chez l'éditeur, demandez-les en GPX ou en GeoJSON, deux formats ouverts, et La Trace les reprend. Pour un marché passé sous le CCAG-TIC de 2021, l'article 37 prévoit la restitution d'une copie de l'intégralité des données confiées. La démarche complète est dans notre guide pour récupérer ses données de carte interactive.
Faut-il attendre la fin du contrat pour comparer ?
Non, au contraire. Comparer six mois avant l'échéance laisse le temps de lire le préavis, de demander les données et de poser la nouvelle carte sans période blanche sur le site.
Sources
- Cirkwi, grille des licences widget itinéraires pour les communes et EPCI, consultée le 24 septembre 2026
- Cirkwi, grille de la licence institutionnelle Premium, consultée le 24 septembre 2026
- Wand'R, page tarifs collectivités, consultée le 24 septembre 2026
- Résalocal, page d'accueil (SmartMap, abonnement sans engagement), consultée le 24 septembre 2026
- Outdooractive, plans produits, consultée le 24 septembre 2026
- BOAMP, avis 24-1383, portail IGNrando', attribution et sous-traitance, consulté le 24 septembre 2026
- BOAMP, avis 25-15542, écosystème numérique de France Vélo Tourisme, consulté le 24 septembre 2026
- BOAMP, avis 24-5127, outil cartographique de Hauts-de-France Tourisme, consulté le 24 septembre 2026
- Données essentielles de la commande publique (DECP augmentées), marchés Nice Côte d'Azur 2021 et Haut-Chablais 2023, consultées le 24 septembre 2026
- Apidae, documentation technique des exports, consultée le 24 septembre 2026
- Topografix, le format GPX, consulté le 24 septembre 2026
- RFC 7946, le format GeoJSON, consultée le 24 septembre 2026
- Règlement (UE) 2023/2854 sur les données, articles 25, 29, 31 et 50, consulté le 24 septembre 2026
- CCAG-TIC 2021, article 37, restitution des données, consulté le 24 septembre 2026
À emporter
La grille d'évaluation d'une solution de carte, à remplir
Les 15 critères du test, les questions à poser à votre éditeur pour chacun, et une colonne pour noter votre solution actuelle et celles que vous comparez.
Merci, la grille part dans votre boîte mail.
Ouvrir la grilleVotre carte actuelle a raté des critères du test ?
Une démonstration de trente minutes sur votre territoire et vos données, à côté de votre carte actuelle.
Réserver une démonstrationÀ emporter : la grille d'évaluation de votre carte, 15 critères
Recevoir la grille
