- 12 moisd'écart entre l'engagement minimum d'une grille d'éditeur publiée et celui de La TraceGrille institutionnelle publique d'un éditeur, relevée le 24/09/2026 ; modèle de contrat La Trace
- 116 600 € HTpour une plateforme web d'activités de pleine nature notifiée par une métropole en 2021DECP augmentées, consultées le 24/09/2026
- 2 moisde préavis au maximum pour lancer un changement de fournisseurData Act, art. 25, consulté le 24/09/2026
- 12 janvier 2027, date à partir de laquelle plus aucun frais de changement ne peut être facturéData Act, art. 29, consulté le 24/09/2026
Que dit vraiment une licence de carte interactive ?
La grille publique d'un éditeur pour communes et EPCI, relevée le 24 septembre 2026, porte une ligne courte sous les montants : la licence est « valable pour un seul domaine ». La grille institutionnelle du même éditeur dit l'inverse en apparence : un nombre illimité de widgets, mais « sur les pages web ayant le même nom de domaine ». Dans les deux cas, ce que vous achetez est un droit d'affichage attaché à une adresse, pas une carte.
Faites le test : 15 critères, trois minutes
Avant de relire votre contrat, passez votre carte actuelle au crible des quinze critères qui comptent pour un visiteur, téléphone compris : évaluer sa carte interactive touristique.
Le piège arrive avec le site suivant. Un office de tourisme lance un mini-site pour sa grande itinérance, une commune veut la même carte sur son propre site, un partenaire demande à l'intégrer. Chacune de ces adresses est un autre domaine. Si le contrat ne les nomme pas, chacune est une nouvelle licence.
La deuxième ligne à relire est l'assiette du prix. Le même éditeur publie deux bases différentes : le nombre d'habitants pour les communes et EPCI, de 120 € HT par an sous 250 habitants à 4 200 € HT au-delà de 200 000, et le budget annuel de fonctionnement pour les structures touristiques, de 241,67 € HT sous 20 000 € de budget à 2 500 € HT sous 4 millions. Une fusion d'intercommunalités ou un budget qui grossit fait changer de tranche. Demandez qui mesure, et à quelle date.
Notre avis : un contrat de carte se lit comme un bail. On regarde l'adresse, la durée et l'état des lieux de sortie avant le loyer.
Quels types de contrats existent ?
Les éditeurs de cartes touristiques ne publient pas tous leurs conditions. Outdooractive vend ses offres Destination Pro sur devis, Loopi, Wemap et TouristicMaps n'affichent aucun prix, Wand'R affiche des tarifs annuels sans durée d'engagement. On retrouve pourtant quatre formes de contrat, que l'on peut lire sans connaître l'éditeur.
Licence annuelle par nom de domaine
lisible · un siteLe modèle le plus simple à budgéter : un montant par an, calé sur votre population, pour un domaine. C'est le bon contrat pour une commune qui a un site et n'en aura qu'un. Attention au deuxième site, qui n'est pas couvert, et à l'aide à la mise en place, vendue à part : 120 € affichés TTC sur la grille publique d'un éditeur pour communes et EPCI, relevée le 24 septembre 2026, identiques pour toutes les tranches.
Licence institutionnelle à engagement
24 mois minimum · widgets illimitésPlus généreuse en usage, puisque le nombre de widgets n'est plus compté sur le même domaine, mais souscrite pour 24 mois minimum sur la grille institutionnelle publique d'un éditeur, relevée le 24 septembre 2026. C'est un bon contrat quand votre site est stable pour deux ans. Signée six mois avant une refonte, elle vous tient pendant toute la refonte.
Abonnement sans engagement
souple · prix non publicRésalocal présente sa SmartMap comme « un abonnement sans engagement ». La souplesse est réelle, mais le prix n'est pas publié : vous ne pouvez comparer qu'après un devis. Demandez le préavis de résiliation et ce que devient la carte le lendemain.
Marché public avec CCAG-TIC
réversibilité écriteLe seul des quatre où la sortie est écrite d'avance, si le marché se réfère au CCAG-TIC, arrêté du 30 mars 2021 : restitution de toutes les données confiées, destruction des copies sous trois mois, plan de réversibilité annexé au CCAP. Il demande une procédure et du temps. Pour un montant qui justifie un marché, c'est le contrat qui protège le mieux l'acheteur.
Un point commun aux quatre : aucun ne dit tout seul ce que vous récupérez en partant. Cette clause, il faut l'écrire.
Combien coûte une licence au-delà du tarif affiché ?
Le 6 janvier 2024, l'IGN publie l'avis d'attribution au BOAMP de la reprise de son portail IGNrando' à Clever Age, pour 1 300 000 € HT. L'avis déclare une sous-traitance de 430 523 € pour l'hébergement et les licences d'un éditeur de cartes. Même pour un acheteur national, la licence de carte est une ligne à part, qu'on retrouve contrat après contrat.
Les montants des marchés attribués donnent l'ordre de grandeur hors grille. La Métropole Nice Côte d'Azur a notifié en août 2021 une plateforme web d'activités de pleine nature à Outdooractive pour 116 600 € HT. La communauté de communes du Haut-Chablais a notifié en septembre 2023 une solution numérique touristique à Résalocal pour 54 483 €, sur cinq mois. La Région Centre-Val de Loire a notifié en 2019 un marché Wemap de 15 000 €. Ce sont des montants déclarés, parfois des maximums d'accord-cadre, pas des factures.
Trois postes échappent souvent à la première lecture.
Les mois offerts. La grille publique d'un éditeur pour communes et EPCI, relevée le 24 septembre 2026, offre deux mois pour une licence de deux ans, trois mois pour trois ans. C'est une remise réelle, contre une durée. Demandez si les mois s'ajoutent à la durée ou se déduisent de la facture : ce n'est pas le même calendrier de renouvellement.
L'export. Les CGU d'un éditeur, datées du 17 juin 2026, prévoient un GPX gratuit pour le contributeur, un flux XML ou JSON pour les titulaires d'une licence, et précisent qu'« en fonction des demandes spécifiques du Contributeur, l'export du Contenu pourra impliquer d'éventuels frais supplémentaires ». La question n'est pas de savoir si l'export existe. Elle est de savoir ce qu'il contient et ce qu'il coûte, par écrit.
Le temps d'équipe. Il n'apparaît sur aucune facture. L'essentiel de vos données vit dans votre SIT, Apidae, Tourinsoft ou Pivot : ces fiches ne bougent pas quand vous changez de carte. Le vrai sujet, ce sont les contenus saisis à la main dans l'outil de l'éditeur, traces sans SIT, textes, photos. C'est cette partie qu'il faut chiffrer, ou faire reprendre.
À emporter : la grille d'évaluation de votre carte, 15 critères
Recevoir la grilleQuand décider de renouveler ou de changer ?
La même CGU dit ce qui se passe à la fin : « En cas de désactivation du Compte d'un Contributeur [...] le Contenu dudit Contributeur sera retiré du Service ». Le jour où le contrat s'arrête, la carte disparaît de votre site. L'export se fait donc avant, jamais après.
La plupart des contrats de licence se renouvellent d'eux-mêmes. La tacite reconduction est légale et courante : si personne ne dénonce le contrat avant la date prévue, il repart pour une période. Notez la date limite de dénonciation dans votre agenda le jour de la signature, pas le mois de l'échéance.
Le règlement européen sur les données, dit Data Act, applicable depuis le 12 septembre 2025, change le rapport de force pour les services de traitement de données, ce qu'est en général un logiciel en ligne vendu sur catalogue. Son article 25 impose un préavis de lancement du changement qui ne dépasse pas deux mois, une bascule dans les trente jours qui suivent, et au moins trente jours pour récupérer vos données. Son article 29 interdit, à partir du 12 janvier 2027, tout frais de changement de fournisseur ; d'ici là, ces frais ne peuvent pas dépasser le coût réel du changement. Deux limites : le texte ne supprime pas les pénalités de résiliation anticipée, que le fournisseur doit seulement annoncer avant la signature, et il ne s'applique pas aux services conçus sur mesure pour un seul client. Faites valider la qualification par votre juriste.
Notre avis : servez-vous du Data Act à la table de négociation, pas au tribunal. Un éditeur qui accepte d'écrire aujourd'hui ce que le règlement lui imposera en 2027 vous dit quelque chose.
Les 10 questions à poser avant de signer ou de renouveler
- Quels noms de domaine la licence couvre-t-elle, écrits en toutes lettres, et combien coûte un domaine de plus ?
- Sur quelle assiette le prix est-il calculé (habitants, budget, nombre de cartes) et que se passe-t-il si elle change en cours de contrat ?
- Quelle est la durée minimum d'engagement, et la date limite pour dénoncer le renouvellement ?
- Les mois offerts allongent-ils la durée ou réduisent-ils la facture ?
- Qu'est-ce qui est inclus (support, assistance technique, mises à jour) et qu'est-ce qui est vendu en option, avec son prix ?
- Dans quels formats puis-je exporter lieux, itinéraires, photos et textes, et l'export complet est-il gratuit ?
- Combien de jours avant et après la fin du contrat puis-je récupérer mes données ?
- Que devient la carte sur mon site le lendemain de la résiliation ?
- Quelles pénalités en cas de résiliation anticipée, et quels frais de changement d'ici au 12 janvier 2027 ?
- Qui détient les droits sur les itinéraires, les textes et les photos que mon équipe a saisis dans l'outil ?
Comment contractualise-t-on avec La Trace ?
La Trace est un éditeur français de cartes interactives touristiques : itinéraires, lieux et hébergements d'un territoire, publiés sur son propre site, à ses couleurs.
Le 9 juillet 2026, Puy-de-Dôme Tourisme, service du Conseil départemental, nous envoie son premier échange chiffré. Le département remplace une carte déjà en place. Le 28 juillet, la nouvelle est en ligne, posée sur les pages existantes des sites par un bloc à coller, sans refonte, et c'est nous qui avons branché et qui gérons le flux Apidae. Au 24 septembre 2026, elle compte 826 cartes actives, du département jusqu'à la commune, 206 comptes chacun avec son back-office, et plus de 3 000 itinéraires. Le cas complet est sur la page de référence Puy-de-Dôme.
Ce délai tient au contrat autant qu'à la technique. Le nôtre tient en cinq lignes :
- un abonnement annuel, avec un engagement de 12 mois ;
- un prix calé sur l'audience de la carte, pas sur le nombre de noms de domaine ni de cartes ;
- des cartes, des itinéraires et des lieux en nombre illimité ;
- le branchement du SIT, la reprise des traces et la mise en place faits par nous, sans ligne à part ;
- un paiement échelonné possible, pour couvrir la fin d'un contrat en cours chez votre éditeur actuel.
Reprenons les dix questions, une par une.
| Question à poser | Ce que La Trace répond |
|---|---|
| Quels noms de domaine sont couverts ? | Tous ceux que vous voulez : le prix ne dépend pas du nombre de sites. |
| Sur quelle assiette le prix est-il calculé ? | L'audience de la carte. Ni vos habitants, ni votre budget, ni le nombre de domaines ou de cartes. |
| Quelle durée minimum d'engagement ? | 12 mois, sur un abonnement annuel. |
| Les mois offerts allongent-ils la durée ? | Il n'y en a pas : pas besoin d'un engagement long pour obtenir un prix. |
| Qu'est-ce qui est inclus, qu'est-ce qui est en option ? | Cartes, itinéraires et lieux illimités, branchement du SIT, reprise et mise en place, sans ligne à part. |
| Dans quels formats exporter lieux et itinéraires ? | Vos fiches restent dans votre SIT : nous les lisons, la source reste la vôtre. Vos visiteurs téléchargent chaque itinéraire en GPX. |
| Combien de jours pour récupérer mes données ? | Pour tout ce qui vient du SIT, rien à récupérer : la donnée n'a jamais quitté votre base. |
| Que devient la carte sur mon site à la fin ? | Elle s'enlève comme elle s'est posée, un bloc à coller sur vos pages, sans toucher au reste du site. |
| Quelles pénalités, quels frais de changement ? | Côté arrivée, le paiement échelonné couvre la fin de votre contrat en cours chez l'éditeur précédent. |
| Qui détient les contenus saisis par mon équipe ? | Les traces, textes et photos saisis à la main chez l'éditeur précédent, nous les reprenons ; ce qui vient du SIT reste dans le SIT. |
Vos fiches Apidae, Tourinsoft, Pivot ou Outdooractive se synchronisent automatiquement : on rebranche la même source, et la carte les affiche. Changer de carte n'oblige pas à refaire son site.
La carte d'un parc naturel régional, telle qu'elle s'intègre sur un site.
Notre avis : si votre contrat actuel ne se résume pas en cinq lignes, demandez pourquoi.
FAQ
Qu'est-ce qu'une licence de carte interactive ?
C'est un droit d'utiliser la carte d'un éditeur et de l'afficher sur votre site, pour une durée et un périmètre donnés. Le périmètre est souvent un nom de domaine. Vos données restent votre contenu, mais l'outil et l'affichage restent ceux de l'éditeur.
Un engagement de 24 mois est-il la règle ?
Non. Il figure sur une grille institutionnelle d'éditeur publiée, consultée le 24 septembre 2026. La grille communes et EPCI du même éditeur n'affiche pas de durée minimum, mais récompense la souscription de deux ou trois ans par des mois offerts. Chez La Trace, l'engagement est de 12 mois, sur un abonnement annuel.
Comment La Trace fixe-t-elle son prix ?
Sur l'audience de la carte, pas sur le nombre de noms de domaine ni de cartes. Les cartes, les itinéraires et les lieux sont illimités, et le branchement du SIT, la reprise des traces et la mise en place n'ont pas de ligne à part. Le montant se donne en démonstration, sur votre territoire.
Comment résilier une licence de widget cartographique ?
Relisez la clause de durée et de renouvellement, puis dénoncez par écrit avant la date limite, avec accusé de réception. Lancez l'export complet de vos données avant la fin du contrat : chez certains éditeurs, le contenu est retiré du service à la désactivation du compte.
Le Data Act s'applique-t-il à ma carte ?
Il vise les services de traitement de données, dont les logiciels en ligne vendus sur catalogue. Il exclut les services conçus sur mesure pour un seul client. Pour une carte standard, il y a de bonnes chances qu'il s'applique, mais la qualification se vérifie avec votre juriste.
Faut-il passer un marché public pour une licence de carte ?
Cela dépend du montant total sur la durée et des règles de votre structure. Un marché qui se réfère au CCAG-TIC vous donne des clauses de restitution et de réversibilité toutes écrites. Notre guide du cahier des charges détaille comment décrire la carte sans nommer un candidat.
Sources
- Cirkwi, widget itinéraires, tarifs licences communes et EPCI, consulté le 24 septembre 2026
- Cirkwi, licence institutionnelle Premium, grille tarifaire, consulté le 24 septembre 2026
- Cirkwi, conditions générales d'utilisation, art. 3.1.c, version du 17 juin 2026, consultées le 24 septembre 2026
- Résalocal, page d'accueil, SmartMap, consultée le 24 septembre 2026
- Wand'R, tarifs collectivités, consultée le 24 septembre 2026
- Outdooractive, offres professionnelles, consultée le 24 septembre 2026
- BOAMP, avis 24-1383, IGN, reprise du portail IGNrando', publié le 6 janvier 2024, consulté le 24 septembre 2026
- Données essentielles de la commande publique (DECP augmentées), marchés Outdooractive, Résalocal, Wemap, consultées le 24 septembre 2026
- CCAG-TIC, arrêté du 30 mars 2021, consulté le 24 septembre 2026
- CCAG-TIC, article 37, destruction des données, consulté le 24 septembre 2026
- CCAG-TIC, article 38, réversibilité et transférabilité, consulté le 24 septembre 2026
- Règlement (UE) 2023/2854 sur les données (Data Act), articles 25, 29, 31 et 50, consulté le 24 septembre 2026
À emporter
La grille d'évaluation d'une solution de carte, à remplir
Les 15 critères du test, les questions à poser à votre éditeur pour chacun, et une colonne pour noter votre solution actuelle et celles que vous comparez.
Merci, la grille part dans votre boîte mail.
Ouvrir la grilleVotre carte actuelle a raté des critères du test ?
Une démonstration de trente minutes sur votre territoire et vos données, à côté de votre carte actuelle.
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