Que mettre sur un panneau de départ de randonnée ?
Un panneau de départ porte le nom de l'itinéraire, une carte simplifiée, la distance ou la durée, le dénivelé, le code et la couleur du balisage, le sens conseillé et, depuis la charte FFRandonnée de 2019, un QR code. La liste figure pages 50 et 51 de la charte, et elle n'est pas limitative.
Un panneau de départ de randonnée est le panneau d'information posé au point de départ d'un itinéraire balisé, qui présente le parcours avant que le marcheur s'y engage. La section « La signalisation d'information » de la charte en fixe le rôle : « d'informer l'usager de l'existence et des caractéristiques des itinéraires aménagés ». Elle dresse la liste de ce qu'un panneau de départ peut porter, et on y trouve déjà, noir sur blanc, « un QR code renvoyant au site Internet du Comité FFRandonnée et au site MonGR.fr ». Le QR code n'est pas une fantaisie de communicant. Il est dans le texte de référence depuis sept ans.
La liste de la charte :
- le nom de l'itinéraire ;
- une cartographie simplifiée du ou des itinéraires ;
- la durée ou le kilométrage, en fonction de la région ;
- le dénivelé, pour les régions concernées ;
- le code de balisage ;
- les attraits touristiques du parcours ;
- les règles de protection de l'environnement ;
- les coordonnées des organismes concernés ;
- les clauses particulières, comme une zone inondable ou une interdiction ;
- un QR code ;
- un fléchage indiquant le sens préconisé, si c'est le cas.
Aucune loi n'impose ce contenu. La charte est la référence de la fédération, celle que suivent les comités, et plusieurs départements en ont tiré leur propre charte de signalisation : la charte en montre un exemple dans le Gard, « voisine de celle préconisée par la Fédération ». Si votre département en a une, c'est elle qui s'applique à vos boucles inscrites au plan départemental (PDIPR). Demandez-la avant de dessiner quoi que ce soit.
La Trace est un éditeur français de cartes interactives touristiques : itinéraires, lieux et hébergements d'un territoire, publiés sur son propre site, à ses couleurs. Elle publie les boucles d'un territoire en ligne, avec trace, profil et GPX, à l'adresse stable vers laquelle pointe le QR code du panneau.
Ce qui se lit à trois mètres, et ce qui se lit de près
Le mot qui compte dans la charte est « notamment » : la liste n'est ni fermée ni à remplir entièrement. Onze éléments en petits caractères, personne ne les lit. La Trace conseille trois niveaux. Le nom, la carte, la distance ou la durée, le dénivelé, le code de balisage et le sens conseillé se lisent à trois mètres, depuis la portière de la voiture. Les attraits, les règles de protection, les clauses particulières et les coordonnées se lisent de près. Le reste, la description pas à pas, les lieux traversés, le profil détaillé, vit sur la page qu'ouvre le QR code.
Quand plusieurs boucles partent du même parking, la charte demande « un encadré par itinéraire ». Un seul plan à trois tracés oblige le marcheur à faire la correspondance.
Le code de balisage affiché, lui, doit être exactement celui posé sur les arbres : un panneau qui annonce du jaune sur une boucle balisée en vert perd le marcheur au premier carrefour. Et les marques GR et GR de Pays sont déposées par la fédération : un panneau qui les reprend sans homologation reprend une marque.
Ce qu'on ajoute, sans que la charte l'exige
La charte ne mentionne pas les numéros d'urgence dans sa liste. Nous recommandons quand même d'afficher le 112, à la vue de tous, avec le nom exact du point de départ tel que les secours le retrouveront sur une carte. C'est une bonne pratique, pas une exigence de la charte, et il faut la présenter comme telle dans votre cahier des charges.
Deux autres ajouts nous paraissent utiles : la date de la dernière mise à jour du panneau, qui dit au marcheur si l'information est fraîche, et un contact pour signaler un problème sur le sentier. Ce contact peut être la page du QR code elle-même.
Reste le danger. L'article 8 de la charte demande d'éviter de baliser des itinéraires présentant une trop grande dangerosité, « ou sinon d'utiliser tous les médias disponibles pour informer les pratiquants sur cet aspect », et il cite en premier la « signalisation de départ ». Un passage exposé, un gué qui monte en crue, une portion en bord de route : si vous le gardez, le panneau de départ est l'endroit où le dire. Sur les chemins inscrits au plan départemental, le code de l'environnement (article L365-1) apprécie d'ailleurs la responsabilité du propriétaire, de la commune ou du gestionnaire « compte tenu des mesures d'information prises ». Le panneau de départ est la première de ces mesures. Écrivez-le comme tel.
Que met-on sur un poteau directionnel ?
Page 47 de la charte officielle du balisage de la FFRandonnée, la signalisation directionnelle est décrite comme un « outil complémentaire du balisage » : un poteau, une bague de localisation en haut, des lames fléchées dessous, posé aux carrefours. Là où la balise dit « continuez », le poteau dit « Chapelle, 1 h 10 ». Un marcheur qui lit ça sait où il en est sans sortir son téléphone, et la charte ajoute que cette présence régulière « contribue aussi à donner un sentiment de sécurité ».
Les dimensions ne sont pas laissées au goût du fabricant. Voici ce que fixe la charte.
| Élément | Ce que prévoit la charte |
|---|---|
| Poteau en milieu naturel ou rural | 2 m, dont 1,70 m hors sol, ou 3 m selon le terrain |
| Poteau en milieu urbain | 3 m, dont 2,50 m hors sol |
| Bague de localisation (conseillée) | Nom du lieu, numéro de repère du poteau, coordonnées UTM en option, altitude en montagne et moyenne montagne |
| Lames | 4 au maximum par poteau, 475 mm de long (jusqu'à 550 mm), une à trois lignes de texte |
| Matière et couleur des lames | Stratifié compact, jaune d'or sauf contrainte du lieu (site classé par exemple) |
| Lame d'un itinéraire isolé | Code de balisage et nom de l'itinéraire |
| Lame d'un réseau de carrefours | Prochaine étape, code de balisage, distance ou temps |
Le temps ou la distance
La charte tranche par région : « il y a lieu de privilégier le temps (montagne) à la distance (plaine) ». En montagne, 3 km peuvent prendre vingt minutes ou deux heures selon le dénivelé, et le temps est le seul chiffre honnête. En plaine, la distance suffit et ne se discute pas.
Pour le temps, la charte ne fixe pas de vitesse de référence dans les pages que nous avons lues. Choisissez une règle de calcul, appliquez-la à tous les poteaux du territoire, et écrivez-la dans votre cahier des charges. Des temps calculés par trois baliseurs avec trois méthodes se contredisent d'un carrefour à l'autre, et le marcheur arrête de les croire.
Nommer les carrefours
Dans un réseau, la charte demande d'indiquer sur les lames, en minuscules, au maximum les trois prochains lieux équipés d'un poteau, le nom placé à l'opposé de la flèche. En haut de la lame, le nom du carrefour le plus proche. Le nom d'une boucle s'écrit en toutes lettres, en minuscules (« circuit des étangs »), accolé à son code de balisage.
La règle d'or est la cohérence. Les noms de lieux des lames sont ceux de la carte du panneau de départ, et ceux de la page en ligne. Une chapelle qui s'appelle d'un nom au départ et d'un autre au carrefour suivant sème le doute, même si le balisage est parfait.
Le même poteau peut signaler un hébergement ou une gare proche, ou être planté devant la gare pour indiquer l'accès aux boucles. C'est souvent le plus utile du réseau.
Les jalons, là où il n'y a rien pour peindre
En plaine agricole ou sur un plateau nu, il n'y a ni arbre ni mur pour porter une balise. La charte prévoit alors des jalons : des poteaux en bois de différentes hauteurs, de section ronde ou carrée, sur lesquels la balise est peinte ou posée en plaquette. Ils ne portent pas de lame, ils rassurent entre deux carrefours.
Le panneau routier, avant même le départ
Le dernier élément se voit depuis la voiture. Le panneau routier CE6a, « Point de départ d'un itinéraire pédestre », indique aux automobilistes la direction du départ. La charte précise qu'il « ne peut être implanté qu'au dernier carrefour précédant le point de départ », et qu'il relève des autorités chargées de la signalisation routière. Ce n'est pas vous qui le posez. C'est vous qui le demandez, et tôt.
Avant de planter quoi que ce soit, la charte demande « une mise à plat des itinéraires » : un plan de signalisation et de jalonnement, carrefour par carrefour, fait avant le premier devis.
Comment faire fabriquer et poser les panneaux, et qui paie ?
Page 49, la charte renvoie à un second document : la charte technique et graphique des outils de balisage et de signalisation, « disponible sur simple demande auprès de la Fédération ou de ses Comités ». Elle précise l'intérêt de la demander : elle « permet de faire réaliser ces mobiliers par des fabricants locaux ». C'est le cahier des charges tout fait de vos poteaux. Demandez-le avant d'appeler un fabricant.
Les matériaux et leur durée de vie
Pour le mobilier (jalons, panneaux, mâts), la charte demande de privilégier « les essences de bois locales, non traitées ». À défaut, pour éviter un traitement nocif, elle propose deux choix : le bois thermo traité classe IV, ou le bois traité sous autoclave sans chrome ni arsenic. Pour les lames, elle retient le stratifié compact, pour sa durabilité avec une « garantie décennale en extérieur », son faible impact de fabrication et son bon rapport qualité-prix.
Pour le panneau de départ, la charte ne donne pas de durée de vie, et nous n'avons pas de mesure publique à citer. Retenez l'ordre de grandeur de la garantie des lames : une dizaine d'années. Tout ce qui y est imprimé doit tenir dix ans, ou pouvoir changer sans lui.
Le panneau personnalisé, et ce qu'on y affiche
Un panneau de randonnée personnalisé porte le plus souvent les logos des financeurs, la charte graphique du territoire, parfois une mention des hébergements ou des producteurs du parcours. Sur ce dernier point, prudence. Le code de l'environnement interdit toute publicité hors agglomération (article L581-7), et il définit la publicité comme « toute inscription, forme ou image, destinée à informer le public ou à attirer son attention » (article L581-3). Aucun texte que nous avons lu ne tranche le statut d'un panneau de départ de randonnée au regard de ces règles. Nous ne l'affirmons donc ni dans un sens ni dans l'autre : si votre panneau cite une entreprise, faites valider la maquette par le service juridique de la collectivité avant l'impression.
La carte simplifiée a ses propres règles. Si elle est tirée des données OpenStreetMap, la licence ODbL impose de créditer OpenStreetMap et ses contributeurs, et les recommandations d'attribution de la fondation précisent que, sur un imprimé, l'adresse de la page de copyright s'écrit en toutes lettres. Si elle montre un GR ou un GR de Pays, la fédération subordonne toute reproduction de ces tracés, « sur quelque support que ce soit », à son « autorisation préalable et écrite ».
L'autorisation de pose
La charte est sans ambiguïté : l'implantation d'un poteau « ne peut se faire qu'avec l'accord formel du propriétaire du sol ». Elle conseille de privilégier le domaine public ou privé de la commune, et elle laisse au propriétaire la charge de vérifier ce qui passe sous le sol : téléphone, électricité, gaz.
Dans les parcs, les réserves naturelles et leurs abords, la charte interdit de baliser sans l'accord de l'autorité qui gère le site. Un poteau n'y échappe pas davantage qu'une balise. Et l'article 7 rappelle qu'un organisme peut engager sa responsabilité civile et pénale en apposant des marques sur des supports dont il n'est pas propriétaire. L'accord se prend avant, et par écrit.
Qui paie
La charte le dit elle-même : l'implantation puis le maintien en état des équipements « peuvent mobiliser des moyens financiers conséquents », et elle demande de « mesurer les capacités financières des territoires avant de s'engager ». La responsabilité, elle, est double : celle du propriétaire du mobilier et celle du propriétaire du terrain.
Avant de chiffrer, interrogez le département. Pour les chemins inscrits au plan départemental, le code de l'environnement (article L361-1) prévoit que les conventions passées avec les propriétaires « peuvent fixer les dépenses d'entretien et de signalisation mises à la charge du département ». Parfois, la signalisation est déjà financée, ou le modèle de poteau déjà imposé.
Nous ne donnons pas de prix : nous n'avons pas trouvé de barème public récent à sourcer. Demandez trois devis sur la base de la charte technique, et budgétez l'entretien dès l'année de pose : la charte parle de moyens à mobiliser « chaque année ».
- 1
Arrêter le contenu du panneau
Partir de la liste de la charte, ou de la charte départementale s'il y en a une, et hiérarchiser : ce qui se lit à trois mètres, ce qui se lit de près, ce qu'on renvoie à la page en ligne. Ajouter le 112 et le nom exact du point de départ.
- 2
Dessiner le plan de signalisation
Reporter sur une carte chaque carrefour, chaque poteau, chaque lame et ses trois prochaines destinations. Vérifier que les noms de lieux sont les mêmes partout.
- 3
Réserver l'adresse de la page
Créer l'adresse stable de la boucle sur le domaine principal de la collectivité, vérifier qu'elle ouvre la page à jour (trace, profil, lieux traversés, GPX) et l'inscrire dans la liste des adresses à rediriger lors de toute refonte.
- 4
Relire la maquette contre la trace
Comparer chaque chiffre de la maquette à la trace vérifiée : distance, dénivelé, durée. Faire valider par le service juridique toute mention d'entreprise.
- 5
Tester avant le bon à tirer
Scanner le code sur l'épreuve, avec deux téléphones différents, et vérifier que la page s'ouvre et s'affiche correctement sur un petit écran.
- 6
Poser, puis inscrire l'entretien
Poser avec l'accord écrit du propriétaire du sol. Noter dans le registre la date de pose, le numéro de repère, la structure qui repasse et le rythme de contrôle.
Avant d'envoyer le panneau à l'impression
- Le nom de la boucle est celui de la fiche, des poteaux et de la page en ligne
- Distance, dénivelé et durée viennent de la trace vérifiée, pas de l'enregistrement brut
- Le code de balisage affiché est celui posé sur le terrain
- Le sens conseillé est fléché sur la carte simplifiée
- Les passages délicats sont signalés au départ
- Le 112 et le nom exact du point de départ sont lisibles
- Le crédit de la carte est imprimé
- Le QR code pointe vers une adresse stable sur votre propre domaine
- L'adresse est écrite en clair sous le code
- L'accord du propriétaire du sol est écrit
À emporter : la checklist de fabrication d'une boucle
Recevoir la checklistVers quoi doit pointer le QR code du panneau ?
Depuis 2019, la charte place le QR code sur le panneau de départ, et elle lui donne une destination : le site du comité départemental et MonGR.fr. C'est la bonne intuition. Mais un panneau en extérieur se commande pour une dizaine d'années, et pendant ce temps la boucle change : une variante après un éboulement, un parking déplacé, un gué remplacé par une passerelle. Le panneau imprimé ne bouge pas. La page qu'ouvre le QR code, elle, peut suivre.
Ce qu'il doit ouvrir
Le QR code qui ouvre un PDF. C'est le cas le plus fréquent, parce que la fiche rando existe déjà en PDF. Le problème tient en trois points : le PDF porte la version du jour de l'impression, il se lit mal sur un téléphone en plein soleil, et son adresse change à la première refonte du site. Le marcheur qui scanne tombe sur une page d'erreur, ou pire, sur un tracé qui n'existe plus.
Le QR code qui ouvre la page de la boucle. Une page web, faite pour le téléphone, qui montre la trace sur une carte, le profil altimétrique, les lieux traversés, et un bouton pour télécharger le GPX. Quand la boucle change, on met la page à jour, et tous les panneaux imprimés suivent sans qu'on y touche. C'est ce que la charte appelle, à son article 3, les « outils de découverte des itinéraires tels que des cartes, des guides, des fiches ou des outils multimédias » qui doivent accompagner le balisage et la signalisation.
Notre avis est tranché : un code, une boucle, une page. Pas la page d'accueil de l'office.
Le PDF figé
Un QR code n'est que l'écriture d'une adresse. Si l'adresse pointe vers un fichier, le panneau affichera ce fichier jusqu'à ce qu'on le démonte, erreurs comprises. Si elle pointe vers une page tenue à jour, le panneau reste juste aussi longtemps que la page l'est.
La page qu'ouvre le QR code d'un panneau de départ : la carte des randonnées de Blois Chambord, avec chaque boucle, sa trace, son profil et son GPX.
Cette page sert trois publics. Le marcheur au départ, qui veut la carte et le profil sur son téléphone. Celui qui prépare sa sortie chez lui et télécharge le GPX. Et vos partenaires, office voisin, hébergeurs, qui veulent reprendre la boucle sur leur propre site. Une seule page, tenue à jour, répond aux trois. Elle peut vivre dans la carte interactive de votre territoire : les méthodes pour l'intégrer sont dans notre guide pour intégrer une carte interactive sur son site web.
Comment un QR code meurt, et comment l'éviter
Un QR code imprimé ne tombe pas en panne. C'est l'adresse qu'il contient qui cesse de répondre. Quatre causes reviennent, et chacune a sa parade.
La refonte du site. Le site de l'office ou de la communauté de communes finit toujours par
être refait, bien avant que le panneau soit usé. Les adresses changent, et personne ne pense aux
panneaux posés en forêt. La parade : une adresse que vous possédez et que vous vous engagez à
garder, du type votre-territoire.fr/rando/nom-de-la-boucle. À la refonte, cette adresse se redirige vers la nouvelle page par
une redirection permanente. Mettez la liste de ces adresses dans le cahier des charges de la
refonte.
Le raccourcisseur tiers. Un service gratuit de liens courts ou de « QR code dynamique » vous donne une adresse chez lui. Le jour où il ferme, change ses conditions ou passe à une offre payante, tous vos panneaux pointent dans le vide, et vous ne pouvez rien y faire depuis chez vous. Pas de raccourcisseur tiers sur un panneau posé pour dix ans. L'adresse imprimée doit être sur un nom de domaine qui vous appartient.
Le nom de domaine perdu. Un domaine créé pour une opération, un événement ou un ancien nom de communauté de communes, puis abandonné : il expire, quelqu'un le rachète, et vos panneaux envoient les marcheurs chez lui. Imprimez sur le domaine principal de la collectivité, celui qu'elle ne lâchera pas.
La page supprimée avec la boucle. Une boucle fermée ou abandonnée, et quelqu'un supprime sa page. Le panneau, lui, est encore là tant qu'on ne l'a pas démonté. Gardez la page, et dites-y que la boucle est fermée, depuis quand, et laquelle prendre à la place. Une page qui l'explique vaut mieux qu'une erreur.
À l'impression, un code assez grand pour être lu sans coller le téléphone au panneau, sombre sur fond clair, avec l'adresse écrite en clair dessous : le jour où le code est rayé, elle se tape encore à la main.
Comment tenir les panneaux à jour ?
Page 54, la charte fixe un rythme : parcourir ou faire parcourir l'ensemble des itinéraires « au moins une fois par an », avant les périodes de fréquentation, et traiter en priorité « l'état des marques de balisage et du mobilier de signalisation ». Le panneau de départ est dans le lot. Son contenu aussi.
Ce qui change, et où le corriger
Une boucle change plus souvent qu'on ne le croit. Voici où chaque changement se répercute.
| Ce qui change sur le terrain | Sur le panneau et les poteaux | Sur la page du QR code |
|---|---|---|
| Déviation temporaire (travaux, éboulement) | Mobilier aux intersections qui explique la déviation | Tracé et message mis à jour le jour même |
| Nouveau tracé définitif | Carte et chiffres à réimprimer, lames à revoir | Trace, profil et GPX remplacés |
| Parking de départ déplacé | Panneau à déplacer, panneau routier à redemander | Point de départ corrigé |
| Boucle fermée | Panneau à retirer ou à masquer | Page conservée, avec la fermeture expliquée |
| Nouveau lieu à voir ou service ouvert | Rien, ou une lame vers le service | Lieu ajouté aux lieux traversés |
La charte traite la déviation comme un « itinéraire provisoire en remplacement de l'itinéraire initial » : même balisage que l'itinéraire principal, et des intersections équipées, autant que possible, d'un mobilier qui l'explique. Le panneau de départ, lui, ne le dira pas. C'est la page du QR code qui prévient le marcheur avant qu'il parte.
Le registre des panneaux
La charte conseille de porter un numéro de repère sur la bague de chaque poteau, « pour une meilleure gestion ». Prolongez l'idée jusqu'au panneau de départ. Un registre simple, un tableau suffit : numéro, emplacement, date de pose, version du contenu imprimé, adresse du QR code, structure qui repasse, date du dernier passage. Le jour où la boucle change, vous savez en cinq minutes quels panneaux sont faux.
À chaque passage d'entretien, trois gestes : relire le panneau contre la page en ligne, scanner le QR code, photographier le panneau. La photo datée vaut preuve que l'information était en place.
Les signalements des marcheurs
Les marcheurs voient les problèmes avant vous. Suricate, le service de signalement tenu par le Pôle ressources national des sports de nature, leur permet de signaler « une erreur de balisage, un panneau défectueux », traités par un réseau d'administrateurs issus des collectivités et des fédérations. Vérifiez que votre département ou votre comité y est inscrit, et mettez le lien sur la page du QR code, à côté de votre propre contact.
La page en ligne se corrige en quelques minutes, le panneau en quelques semaines. D'où la règle : imprimer peu, renvoyer beaucoup vers la page. La fiche papier a son propre rythme de réédition, détaillé dans notre guide topoguide et fiche rando.
FAQ
Que doit-on mettre sur un panneau de départ de randonnée ?
La charte officielle de la FFRandonnée (édition 2019) liste notamment le nom de l'itinéraire, une carte simplifiée, la durée ou le kilométrage, le dénivelé là où il compte, le code de balisage, les attraits touristiques, les règles de protection de l'environnement, les coordonnées des organismes, les clauses particulières, un QR code et le sens conseillé. La liste n'est pas fermée, et il vaut mieux hiérarchiser que tout afficher.
Que met-on sur un poteau directionnel de randonnée ?
Une bague de localisation en haut (nom du lieu, numéro de repère, altitude en montagne), puis au maximum quatre lames. Chaque lame porte le code de balisage, le nom de l'itinéraire ou la prochaine étape, et la distance en plaine ou le temps de marche en montagne.
Vers quoi doit pointer le QR code d'un panneau de randonnée ?
Vers une page web à jour de la boucle, faite pour le téléphone, avec la trace, le profil, les lieux traversés et le GPX. Un PDF porte la version du jour de l'impression, se lit mal sur un petit écran et change d'adresse à la refonte du site.
Comment éviter qu'un QR code de randonnée ne fonctionne plus ?
Imprimez une adresse stable sur le domaine principal de votre collectivité, sans raccourcisseur tiers, et redirigez-la vers la nouvelle page à chaque refonte. Écrivez l'adresse en clair sous le code, ne supprimez jamais la page d'une boucle fermée, et scannez le code à chaque passage d'entretien.
Peut-on afficher des partenaires privés sur un panneau de randonnée personnalisé ?
Le code de l'environnement interdit la publicité hors agglomération (article L581-7). Aucun texte que nous avons lu ne tranche le statut d'un panneau de départ de randonnée au regard de cette règle. Faites valider toute mention d'entreprise par le service juridique avant l'impression.
Qui paie et qui entretient les panneaux de randonnée ?
La charte engage l'organisme qui balise à entretenir régulièrement l'itinéraire, et demande de parcourir les boucles au moins une fois par an. Sur les chemins inscrits au plan départemental, la convention avec le propriétaire peut mettre l'entretien et la signalisation à la charge du département : demandez-lui avant de chiffrer.
Sources
- FFRandonnée, La Charte officielle du balisage et de la signalisation, édition 2019 révisée le 14/03/2023, articles 3, 6, 7 et 8, pages 12 à 17, 22, 37, 46 à 51 et 54, consultée le 25/09/2026
- FFRandonnée, Le balisage des itinéraires de randonnée, consultée le 23/09/2026
- FFRandonnée, Procédure d'homologation d'un itinéraire en GR ou GR de Pays, édition 2021, page 10, consultée le 23/09/2026
- Suricate, service de signalement du Pôle ressources national des sports de nature, consulté le 25/09/2026
- Cerema, Le plan départemental des itinéraires de promenade et de randonnée, mis à jour le 10/01/2024, consulté le 25/09/2026
- Article L361-1 du code de l'environnement, version en vigueur depuis le 23/02/2022, consulté le 23/09/2026
- Article L365-1 du code de l'environnement, version en vigueur depuis le 23/02/2022, consulté le 23/09/2026
- Article L581-7 du code de l'environnement, en vigueur depuis le 01/02/2016, consulté le 23/09/2026
- Article L581-3 du code de l'environnement, en vigueur depuis le 14/11/2004, consulté le 23/09/2026
- OpenStreetMap, Copyright et licence, consulté le 23/09/2026
- OSM Foundation, Attribution Guidelines, consulté le 23/09/2026
À emporter
Checklist de fabrication d'une boucle, du tracé au panneau de départ
Chaque étape à cocher, des accords fonciers au QR code du panneau : ce qu'on décide, ce qu'on vérifie sur la trace, ce qu'on écrit au départ.
Merci, la checklist part dans votre boîte mail.
Ouvrir la checklistVous préparez les panneaux de départ de vos boucles ?
Une démonstration de trente minutes, sur vos itinéraires, pour voir la page qu'ouvrira le QR code de chaque départ.
Demander une démonstrationÀ emporter : la checklist de fabrication d'une boucle
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